Dépression.
La femme qui me mit au monde
Aurait pu avoir son nom inscrit sur une tombe.
La maman au cœur lumineux,
N’était plus qu’un monstre à mes yeux.
Deux années de tortures
Pour de profondes blessures.
Elle rentrait de son travail exténuée et en colère
Et me prit pour son défouloir quotidien
Me taper sur la gueule lui permettait d’évacuer sa haine
Et ses pleures continuels du soir au matin
Suscitaient l’incompréhension et la peur.
Je n’osais plus rentrer chez moi,
Son whisky la rendait méchante.
Ses yeux injectés de sang et son regard abattu
Me permis de voir que ma maman avait bu.
Il y a-t-il un monde moins rouge ?
Mon père ne me croyait pas
Jusqu’à ce qu’il la voie vomir dans le salon.
Chaque jour devenait de plus en plus noir
Puis elle se fit une raison. Elle était dépressive.
Huit long mois d’arrêt de travail,
A se nourrir de multiples médicaments.
Elle ne mangeait plus avec nous, elle ne faisait que dormir
Et finit par s’isoler dans une chambre.
Je rentrais du bahut le midi pour manger avec elle
Mais elle était défoncée par ses smarties
Et son discours n’avait rien de cohérent.
Voila. Aujourd’hui ça va mieux.
Mais j’ai quand même perdu ma maman au cœur lumineux |